Chapitre VII – Les autres théories

La diffusion des études scientifiques est un problème difficile, de même que la création et le contrôle de ces informations. Nous reprenons des phénomènes qui nous semblent discutables. Des évolutions permanentes sont à suivre dans les articles du Blog, publiés à la suite des chapitres de l’essai.

VII – Les autres théories
7,1 – Les connaissances et leur diffusion,
7,2 – L’histoire des sciences,
7,3 – Le big-bang, 7,4 – Mécanique quantique, 7,5 – L’antimatière,
7,6 – Mathématiques et Informatique


7,1 – Les connaissances et leur diffusion

Il est toujours difficile de trouver l’origine des idées et théories physiques et leurs termes exacts qui permettraient de bien les comprendre.

Des faits sont expliqués par des scientifiques, puis certaines phrases qui semblent importantes, sont répétées par tous les vulgarisateurs et journalistes qui reprennent tout ou partie, — au risque très fréquent d’en modifier le sens —, de formules spectaculaires ou faciles à comprendre même si elles ne sont pas justes. C’est le cas pour Einstein et sa théorie de la relativité, l’antimatière apparue avec Paul Dirac, la lumière et les fréquences des particules, les champs électriques et magnétiques et le dernier, le champ de Higgs avec son boson.

Les vulgarisateurs, scientifiques ou journalistes, écrivent pour leurs lecteurs, et leur propre notoriété et pour la vérité qu’ils connaissent ou désirent diffuser. Certaines images avec des mots ou des dessins sont des classiques, telles que le cake et ses raisins pour montrer une certaine expansion de l’espace, ou la lumière qui ne parvient pas à s’échapper d’un trou noir malgré sa bonne volonté… certainement.

Les déformations des vulgarisateurs et journalistes deviennent plus importantes que les vérités scientifiques qui sont cachées et disparaissent. Savants et autres curieux se basent alors sur ce qui semble vrai parce que connu de tous et de nouvelles orientations, souvent fausses, rendent l’ensemble incompréhensif.

De nombreux savants et non des moindres, orientent alors leurs recherches vers la philosophie, discipline dans laquelle l’important est de poser des questions, pas de trouver les réponses, parce que chacun a les siennes, incontestables.

Aucune physique ou idée nouvelle ne peut apparaître parce que tout est bloqué par un système très compliqué de diffusion des informations scientifiques qui s’est transformé peu à peu en un ensemble économique qui influence toute la recherche. Cela concerne son organisation et son financement, son environnement économique et politique et les vies et carrières des scientifiques.

Les scientifiques aspirent à une diffusion libre des informations sur les recherches en général et leurs résultats. Actuellement, elle ne l’est pas parce que les organismes, qui les trient, contrôlent et classent en archives sont trop liés aux entreprises chargées de leur diffusion.

Rien n’est accepté en archive avant contrôle par des « pairs », choisis secrètement par ces organismes. Ensuite, un tri complémentaire est réalisé par les « médias » qui diffusent et publient ces informations, selon leurs idées et en tenant compte non pas des chercheurs ni même du public, mais de la nécessité d’informations sensationnelles et de leurs intérêts économiques et financiers.

En début de l’année 2016, il est apparu, avec le LHC du CERN, la rumeur d’une possible grande découverte. Deux cents chercheurs ont rédigé leurs remarques ou conclusions. Le publieur habituel ne pouvait en diffuser que quatre. C’est lui qui les a choisis. Sur des critères définis pour lui, par des inconnus.

C’est ainsi que la recherche en science est orientée.

Pour essayer de palier tout ou partie des inconvénients du système, des organismes de recherche ou d’enseignement organisent leur propre système d’archives ouvertes, sous leur contrôle, à certaines catégories de chercheurs ou techniciens dans des normes bien fixées qui donnent l’orientation scientifique du moment, dans ces organismes. Chacun fixe implicitement sa science et les connaissances sont dispersées dans d’innombrables lieux, indépendants les uns des autres ou d’organismes centralisateurs, auxquels techniciens et scientifiques hors de leurs normes ne peuvent pas participer.

Cela aboutit à un appauvrissement de toute la recherche scientifique.

Des règles et des barrières sont nécessaires, mais elles ne peuvent pas être fixées par des sociétés privés ou étatiques qui diffusent leurs informations et leurs médailles en fonction de leurs critères ou renommée qui ne sont pas forcément scientifiques.

C’est un problème mondial difficile et très vaste dont tous les scientifiques ont conscience, mais personne ne se sent habilité pour le résoudre ou n’a la capacité nécessaire pour le faire étudier.

Il ne semble pas exister d’organisme d’archives qui permettrait de retrouver facilement les plus récentes recherches sur des sujets précis dans les différentes sciences. Il pourrait répertorier toutes les archives libres des résultats en sciences, selon des critères établis internationalement.

Seule une agence des Nations Unies pourrait créer un établissement de cet ordre. Cela pourrait être demandé à l’UNESCO, déjà en charge des Sciences et de l’éducation.
7,2 – L’histoire des sciences

Les études des anciens philosophes et physiciens sont à remettre dans leur époque et il faut accepter de revoir leurs résultats en fonction de ce que nous avons appris depuis.

L’histoire des découvertes scientifiques est très importante. Elle doit être écrite par des Historiens, neutres, c’est-à-dire non engagés dans des positions scientifiques ou politiques.

L’utilisation des dictionnaires, encyclopédies et archives des sciences a beaucoup évolué ces dernières années.

Les encyclopédies disparaissent ou sont devenues inutilisables directement : les classiques parce que les dates des articles ne sont jamais indiquées, et aucune référence n’existent qui orienterait vers des théories à jour des dernières recherches et reconnues par une autorité incontestable dans sa partie, si cela existe.

Wikipedia parce que toutes les informations sont régulièrement « remises à jour » par des scientifiques inconnus qui apportent leurs dernières connaissances, marquées et limitées par leurs idées qui deviennent la vérité.

Il existe des spécialistes pour rédiger des articles de Wikipedia.

Dans les années 2 000, on parlait de la constante d’Hubble, dont la valeur variait beaucoup, et avait alors été abandonnée. C’était il y a seulement 10 ans…

Maintenant on dit qu’Hubble avait découvert l’expansion de l’Univers dont on ne parlait pas.

De son temps les idées de Newton, sur l’attraction gravitationnelle, n’étaient pas acceptées et n’ont été reprises que deux siècles plus tard par Einstein, avec la théorie de la relativité qui n’a jamais été prouvée, malgré les déclarations des cosmologistes.

Par ailleurs, cette théorie utilise la vitesse de la lumière qui n’est pas une constante, et personne n’a jamais expliqué sérieusement ni la lumière ni sa vitesse, ni la création à partir de rien, de photons et autres particules virtuelles.

La définition de l’antimatière indique qu’elle ne peut pas exister et on l’emploie dans les expérimentations, collisionneurs en particulier. On y fait tourner des « particules », en oubliant qu’aucun élément ne peut se déplacer autrement que tout droit, même avec l’aide du magnétisme qui n’a jamais été expliqué non plus.

La physique devient philosophie de nature, comme à ses débuts, il y a 2 500 ans lorsqu’il y avait tout à apprendre et connaître.

Il y en a toujours autant à inventer, découvrir et savoir.
7,3 – Le Big Bang

En 2005, l’âge de l’Univers était fixé à 12 milliards d’années. Les astronomes ont continué à observer avec du matériel amélioré et ils ont trouvé des galaxies plus anciennes. Alors on a reculé l’âge de l’Univers, d‘abord d’un milliard, puis d’un autre.

Ensuite, il a été bloqué à 13,8 milliards d’années et les astronomes n’osent plus indiquer avoir découvert des galaxies plus âgées.

Actuellement, en 2016, avec l’amélioration importante des matériels d’observation, les astronomes observent d’autres galaxies qui étaient à pleine maturité, quelques millions d’années après la naissance de l’Univers. Quand donc se sont-elles créées ?

Comment peut-on observer les variations du fond diffus cosmologique, 300 millions d’années après le big bang alors que les galaxies de la même époque sont à peine visible avec le matériel sophistiqué actuel ?

En mars 2013, des astrophysiciens auraient observé des vibrations d’ondes gravitationnelles dans le « fond cosmologique de l’espace », lors de la première seconde de l’Univers, confirmant par là, disent-ils, la validité du big bang. C’est étonnant qu’un appareil d’observation ait « vu » des vibrations de ce qui était l’espace, par des ondes, dues à des perturbations que nous n’avons pas réussi à observer sur Terre malgré tous les essais de ces vingt dernières années.

Alors on a décidé que les galaxies se fabriquaient plus vite « au commencement », sans en expliquer les raisons. Probablement parce que tout était sur place et qu’il suffisait de les faire grossir, ce qu’a développé Gamow, 20 ans après la présentation de la théorie d’un atome primordial par Georges Lemaitre. C’était un gros atome dont personne n’indiquait ni la provenance ni les raisons de son existence dans on ne sait quoi, probablement un chaos excessivement plein de tout… Puis, l’atome de Lemaître a été réduit à un point sans dimension précise qui contiendrait on ne sait pas quoi exactement.

Gamow a décrit les débuts de cet Univers du Big-bang en se basant sur ce qu’il connaissait de la physique de son époque. C’est tout à fait normal et compréhensible, mais comment peut-il expliquer des transformations de matière et d’antimatière, la création de photons pour une lumière que personne n’a jamais expliquée et un échelonnement si précis de tous les événements dans un temps si court…

Depuis, les astronomes ont découvert que les nouvelles étoiles seraient créées avec les restes des étoiles mortes, ce qui semble naturel parce que dans les nébuleuses, où se créent les nouvelles étoiles, existent des noyaux d’atomes lourds qui ne se créent que dans les étoiles. Nous pourrions aussi en déduire que la matière noire pourrait être celle des étoiles mortes qui se transforme peu à peu pour être utilisée dans les nébuleuses et refaire les étoiles.

De nombreux physiciens ne croient plus au Big Bang, doctrine qui semble officielle, ou tellement forte que personne n’ose proposer de théorie de remplacement.

De nombreux prix Nobel ont essayé mais n’ont pas été suivis.

En début 2015, d‘autres scientifiques, après des études mathématiques, ont mis en doute sa validité, déclarant que l’Univers existait de tout temps et durera éternellement, et d’autres, avec des développements et arguments différents indiquent que l’expansion de l’espace pourrait ne pas exister.

Des études complémentaires sont en cours.

Les résultats en sont attendus par de très nombreuses scientifiques.
7,4 – Mécanique quantique et modèle standard

La mécanique quantique est une spéculation qui s’est développée lorsque les physiciens mathématiciens, au début du vingtième siècle, ont essayé d’observer, avec le matériel dont ils disposaient, des objets de dimensions nanométriques. Comme ils ne pouvaient pas les voir, ils les ont remplacés par des facteurs mathématiques. Comme ils ne pouvaient pas en voir les résultats, ils ont déclaré, avec l’École de Copenhague, qu’ils n’avaient aucune importance dès lors que les calculs étaient faits.

À la suite de certaines observations, une physique a été concrétisée dans le Modèle Standard des particules et de la cosmologie. Cette doctrine décrit des forces et des particules, y compris le Boson de Higgs. Il est difficile de comprendre comment cette théorie explique la matière de notre Terre et les autres éléments de l’Univers.

Selon leurs règles, des physiciens ont essayé de tout analyser y compris la dualité onde-particule, théorie confirmée par de Broglie et pour laquelle n’a jamais été expliquée la réalité ni des ondes, ni des autres éléments auxquels une fréquence d’un événement inexpliqué, était attachée. Nous avons vu ces sujets au Chapitre IV.

Schrödinger indiquait l’atome comme limite supérieure d’application de la mécanique quantique. Il est étonnant que cette zone corresponde à un stade très humain de la connaissance scientifique, ou de la qualité du matériel d’observation, sans signification pour l’Univers. Rien n‘explique pourquoi, à ce stade indéfini de la matière, existerait une rupture ou un changement dans le fonctionnement normal des particules, forces ou matières.

Au-dessous de cette vague démarcation, s’appliquerait une physique basée sur les nuages d’électrons, les fonctions d’ondes, les dimensions de Planck, les particules du modèle standard et des intrications de certaines particules sans en indiquer des limites qui sans elles pourraient aboutir à une intrication générale incompréhensive et absurde.

Apparemment, la mécanique quantique ne concernerait que cette partie de la physique.

Est-ce qu’un physicien, quantique ou autre, aurait essayé d’imaginer comment la matière pourrait passer d’une physique précise à une autre, ou comment un objet, un être humain, par exemple, pourrait dépendre, dans un même temps, des règles de physiques différentes ?

Pour apporter une solidité aux études mathématiques, les physiciens quantiques et d’autres avant eux, donnaient de nouveaux noms à des formes différentes de quasi-forces et particules éphémères, qui permettaient l’avancement de leurs recherches. Avec le temps et la diffusion des études, reprises par tous les chercheurs et étudiants en physique, les résultats mathématiques ont été transformés en lois de la mécanique quantique.

Des éléments de cette physique sont possibles par hasard. Certaines particules dites élémentaires du modèle standard existent probablement comme étant composées d’électrons. Mais aucune indication n’est jamais donnée, pour leur implication dans la création de la matière sous quelque forme que ce soit.

Les dimensions de Planck sont basées sur des constances dites fondamentales. Elles sont très humaines puisqu’elles ne dépendent que d’observations qui en auraient été faites, et de mesures chiffrées variables avec les unités utilisées.

En mécanique quantique, des quanta de masse ou d’énergie remplacent les particules, et la renormalisation est une technique surprenante pour modifier des résultats mathématiques qui semblent incorrects, selon des critères non déterminés, variant avec les utilisateurs.

Les infinis sont impossibles en physique, et on a appliqué à des particules les sens mathématiques, qui ont amené bizarrement l’antimatière.
7,5 – L’antimatière

Cette « substance » est née en 1928, d’une équation de Paul Dirac, autant mathématicien que physicien. Il pensait que l’Univers était soumis à des règles mathématiques. Même si d’autres y croient aussi, personne n’a jamais trouvé, de sens mathématique à l’Univers et tous les objets qu’il contient, y compris la Terre et nous-mêmes.

L’antimatière aurait été un autre état de la matière au début de l’Univers du big bang.

Comment le sait-on ? Aucune observation n’en a été faite, ni à la période du Big Bang, ni actuellement.

C’est la concrétisation d’un outil mathématique qui n’a aucune justification en physique.

Dans notre Univers, celui que nous touchons, dont nous sommes parties composantes, il existe des matières très variées. Pourquoi l’une d’elles serait incompatible avec d’autres et les ferait disparaître selon des règles qui ne peuvent pas exister dans un Univers dans lequel nous ne connaissons ni conscience ni programme établi.

Il est étonnant que les physiciens des collisionneurs de particule expliquent qu’ils utilisent des positrons, dont la théorie habituelle explique qu’ils ne peuvent pas exister dans notre matière normale, celle qui existe dans et autour des collisionneurs.

Des physiciens disent avoir trouvé de l’antimatière.

Les explications sont difficiles. Pour en former, il faudrait que des éléments « anti », plus primordiaux, existent ou se créent sans rencontrer de composants de la matière « normale ». Est-ce possible ?

Mais l’antimatière s’observe, disent des scientifiques, et les biologistes en fabriquent pour l’utiliser en médecine. Nous pensons qu’ils créent des composés presque semblables à ce que seraient leurs antis. Combinés à d’autres éléments, ils forment des corps dont les caractéristiques leur conviennent. C’est un phénomène naturel et compréhensible dans la constitution de n’importe quelle matière, et en particulier celle des êtres vivants dans laquelle se créent en permanence des protéines excessivement variées, peu différentes les unes des autres.
7,6 – Mathématiques et informatique

La Science mathématique est un ensemble d’outils créés par les hommes, selon leurs raisonnements et habitudes de pensées, qui ont peu évolué depuis les philosophes d’il y a 2 000 ans.

Rien dans nos observations ou raisonnements n’a jamais indiqué que des règles mathématiques pourraient contrôler ou orienter des phénomènes de l’Univers que nous connaissons par des observations directes de faits aléatoires.

Les études mathématiques plus complètes des phénomènes observés dans l’Univers, ou les réflexions sur les mêmes sujets, ont été utilisées par Galilée, puis Newton, Descartes et Pascal. Elles sont devenues plus difficiles à comprendre avec Maxwell et surtout Einstein. Puis l’École de Copenhague a transformé la physique en études principalement mathématiques, n’apportant rien à la Physique.

Les études mathématiques difficiles ont établi, autour de la physique de l’Univers, le sentiment qu’une forte connaissance en mathématique était nécessaire pour la comprendre. Cela n’est pas exact, Einstein n’était pas mathématicien, il s’est fait aider quand cela était nécessaire.

Au XXe siècle Edward Lorenz, physicien météorologue américain a étudié le système chaotique de l’Univers, expliquant la difficulté, ou plutôt impossibilité, d’établir des prévisions basées sur les chiffres d’observations de faits aléatoires. Il confirmait l’impossibilité des prévisions météorologiques malgré l’utilisation de matériel très puissant et sophistiqué.

Toutes les informations que nous recueillons ne permettent pas de prévoir les événements. Nous l’expliquons au premier chapitre de cet essai avec l’étude du hasard.

Depuis quelques années, avec du matériel informatique très puissant, des simulations sont réalisées pour expliquer certains phénomènes ou en prévoir d’autres.

Les informations utilisées sont les mêmes que celles des mathématiques, c’est-à-dire des chiffres ou autres facteurs observés comme suite à des événements nouveaux qui sont tous réalisés aléatoirement.

Malgré les études très poussées, les résultats ne sont jamais satisfaisants, tant en physique que dans toutes les autres sciences des phénomènes de l’Univers, astronomie, biologie, que celles qui concernent le fonctionnement matériel des sciences humaines, économie, psychologie et autres apparentées.

Tous les résultats de recherches et réflexions des chercheurs, et des machines puissantes, tel le LHC, sont accumulées dans des archives. Elles ne sont pas utilisables pour des études complémentaires ou des prévisions importantes de phénomènes, comme en météorologie, économie ou biologie, utiles si ce n’est indispensables à la vie des êtres vivants.

Pour le moment elles ne peuvent donner, parfois, que des tendances générales de certains événements.

Elles ne sont utilisables efficacement que lorsqu’elles auront été épurées de toutes les informations concernant des phénomènes aléatoires.

Les outils pour cela n’existent pas encore.

Leur recherche, difficile, devrait être une partie importante d’études en mathématique et technique informatique.

© Philippe Dardel – octobre 2016